Un nom auquel nul ne reste insensible
Cuba Si. Et pas seulement pour les cigares, la musique, le Che ou Fidel.
Bien sûr qu’il y a les pages de Varadero pour les foules touristiques et les cayos pour davantage d’intimité et de charme. Mais c’était un jour de Fête de la musique, un orchestre jouait sur une place de la vieille Havane. A l’intérieur d’un magasin voisin, un policier danse avec une serveuse. Quelques instants volés comme un arrêt sur image. A La Havane, comme partout à Cuba, la musique adoucit les mœurs et les chansons que l’on applaudit ont parfois d’autres significations. Tout le monde le sait… Esta la vida, c’est la vie.
A Cuba, faute de moyens, les travaux durent aussi parfois très longtemps. Mais il faut se rendre à l’évidence, le centre historique de La Havane change d’allure au fil des ans. Et nombre de quartiers sont déjà parfaitement restaurés. Et la population en est fière. Les rues ou places s’ouvrent à la musique et aux fêtes, attirant beaucoup de monde.
Sur les grandes avenues, les vieilles voitures américaines, bringuebalantes à souhait, promènent les visiteurs. Sous le capot de ces monstres d’antan, ne vibre souvent qu’un moteur de petite cylindrée. Mais, malgré des offres mirifiques, leurs propriétaires ne s’en sépareraient pour rien au monde.
Un étonnant quartier chinois
Surprise dans les rues Dragones et Amistad. Vous ne rêvez pas. Il ne s’agit pas d’une fête chinoise. Nous sommes bel et bien dans un vrai quartier chinois, le barrio chino de La Habana. Les Chinois sont arrivés en masse au milieu du XIXe siècle. On dit qu’en janvier 1959, Fidel a dîné dans un restaurant de ce quartier qui comptait alors 30’000 Chinois et ressortissant de l’Extrême-Orient. Si l’on excepte un millier d’étudiants chinois à La Havane, ils ne sont plus que 200 environ dans ce quartier où l’on joue au mah-jonc et où les restaurants chinois ont aussi un goût de mojito. Il y a même un casino en étage, qui abrite des salles de gymnastique, de méditation ou de médecine chinoise.
Cienfuegos, la plus belle cubaine
Les calèches sillonnent tout au long de la journée les rues de Cienfuegos dans l’espoir de promener les touristes. Ils ne comprennent pas toujours comment certains d’entre eux (rares, il est vrai) préfèrent marcher, y compris jusqu’au bout de la Promenade du Prado dont on aime dire que c’est la plus longue promenade du monde.
Perle du sud de Cuba, Cienfuegos ne vit pas dans l’ombre de sa prestigieuse voisine Trinidad, située à deux heures de route. Fondée par le Français de La Nouvelle-Orléans Louis de Clouet (devenu Don Luis Declouet) et des émigrants bordelais, elle croit volontiers ses visiteurs qui la considèrent comme la plus belle ville cubaine, d’autant qu’elle n’a pas à souffrir de la concurrence Unesco. Comme Trinidad, Cienfuegos est inscrite au Patrimoine mondial.
Mais c’est une vraie ville, cultivant industrie, tourisme et culture. Sur le Parque Marti, juste à côté de la façade du collège San Lorenzo, le Teatro Tomas Terry est une pure merveille.
Office de Tourisme de Cuba: tél. 00331 45 38 90 10, E-mail ot.cuba@wanadoo.fr, Internet www.cubatourisme.fr
Alain Bossu

