22.02.2012
Eine Publikation der Primus Verlag AG
 
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Pour un voyage sans fausse note?

Les assurances proposent des formules «tout risque». Reste à déterminer ce que «tout» inclut.

L’éruption du volcan d’Islande en avril 2010, les soulèvements en Tunisie ou en Egypte, les tremblements de terre de Nouvelle-Zélande, le tsunami et la catastrophe nucléaire de Fukushima, nombreux sont les exemples récents de cas où l’on serait tenté de renoncer à un voyage, peu importe s’il était prévu de longue date ou non. Pour ceux qui se trouvent sur place au moment où cela se passe, certains problèmes peuvent surgir. Mais le plus désagréable peut venir lorsqu’il faut se résigner à mettre la main au portefeuille.

Elvia/Mondial Assistance et l’Européenne Assurance Voyage sont deux ténors dans le secteur des voyages. Tous deux ont réagi face à la situation du volcan Eyjafjallajökull en proposant des formules dites «tout risque». Il convient toutefois de bien s’assurer, le terme est on ne peut plus approprié, de ce que comprend la notion de «tout». Dans ses conditions générales d’assurance, Elvia/Mondial énumère une liste des événements non assurés (qui ne le sont en aucun cas). Sous le point 6.4 figure la liste suivante: guerre, actes de terrorisme, troubles en tout genre, épidémies, pandémies, catastrophes naturelles et incidents avec des substances atomiques, biologiques ou chimiques.»

L’assurance dite «de base» ne couvre donc pas ces événements. L’extension «All Risk», nom valable chez Elvia/Mondial, prend en charge des événements «qui concernent directement et personnellement la personne assurée de manière avérée et qui entraînent l’annulation du voyage assuré, au maximum 80% des frais d’annulation dus par la personne assurée au titre du contrat, à concurrence de CHF 12’500.– par arrangement». Une couverture complémentaire «Catastrophes naturelles, terrorisme, grèves surprises» est cependant bien disponible.


Volcan, oui. Nucléaire, non.

Du côté de l’Européenne Assurance Voyage, les événements assurés sont définis d’une autre manière. Dans les conditions générales, on peut lire que «L’ERV garantit une couverture d’assurance lorsque la personne assurée ne peut partir ou ne peut poursuivre son voyage pour cause de dommages causés par les forces de la nature, si ils sont survenus après la conclusion de l’assurance.» Afin d’être plus claire, une précision est apportée: «Est considéré comme forces de la nature un phénomène naturel imprévu et soudain revêtant un caractère de catastrophe. L’événement causant le dommage est déclenché par des processus géologiques ou météorologiques.»

Ces assurances couvrent donc bien des cas comme celui du volcan d’avril 2010. Les prestations différeront quelque peu d’une à l’autre et risquent d’être opaques. Il est donc impératif de s’informer si possible à l’avance des prestations prévues. A noter que dans le cas de catastrophes naturelles, les compagnies aériennes fourniront parfois des prestations de leur propre chef. Il subsiste néanmoins un cas que les assurances ne couvrent pas: l’incident nucléaire. Tout du moins, elles ne le font pas de manière systématique. Il sera donc nécessaire de prendre contact avec son assureur et de discuter pour voir si le cas peut être admis ou non. 

Informations auprès de votre assureur ou de votre agent de voyages.

Cédric Diserens


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